Voici le second des deux poèmes réalisés pour le concours 2008 du “cercle de poésie Calliope”. Après courte enquète et au vu des liens que cette association entretien avec la “Nouvelle Acropole”, je ne participerais plus à ce concours. le thème était “l’idéal”.
Il existe ma mie une contrée lointaine
Où vivent, discrets, de bons et sages bergers.
Pour eux, l’existence est une farce vilaine
Que ne relèvent que les astres éloignés.Tout là-bas, le temps a suspendu son vol ;
Alphonse et Elvire sillonnent, quiets, le lac ;
Là-bas, tu auras l’éclat des beaux jours
Et les Parques ne joueront plus au trictrac.Écoute ma mie, ne voulons nous partir ?
J’y pourrais voir renaître ton sourire,
Et j’y pourrais embrasser ta bouche.Non. Tu restes muette et triste sur ta couche,
Car t’attends — je le sais — la sombre faucheuse,
Qui t’emportera malgré toutes mes prières pieuses.
[poème intitulé “Ne pouvons nous partir” réalisé pour le concours Calliope 2008]
Copyright © [Automne 2008] [Jean-Mark Guérin]
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