Au delà des songes...

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14 juin 2009

Ne pouvons-nous partir ?


Voici le second des deux poè­mes réa­li­sés pour le con­cours 2008 du “cer­cle de poé­sie Cal­liope”. Après courte enquète et au vu des liens que cette asso­cia­tion entre­tien avec la “Nou­velle Acro­pole”, je ne par­ti­ci­pe­rais plus à ce con­cours. le thème était “l’idéal”.

Il existe ma mie une con­trée loin­taine
Où vivent, dis­crets, de bons et sages ber­gers.
Pour eux, l’exis­tence est une farce vilaine
Que ne relè­vent que les astres éloi­gnés.

Tout là-bas, le temps a sus­pendu son vol ;
Alphonse et Elvire sillon­nent, quiets, le lac ;
Là-bas, tu auras l’éclat des beaux jours
Et les Par­ques ne joue­ront plus au tric­trac.

Écoute ma mie, ne vou­lons nous par­tir ?
J’y pour­rais voir renaî­tre ton sou­rire,
Et j’y pour­rais embras­ser ta bou­che.

Non. Tu res­tes muette et triste sur ta cou­che,
Car t’attends — je le sais — la som­bre fau­cheuse,
Qui t’empor­tera mal­gré tou­tes mes priè­res pieu­ses.

[poème inti­­tulé “Ne pou­vons nous par­tir” réa­lisé pour le con­cours Cal­liope 2008]
Copy­­right © [Automne 2008] [Jean-Mark Gué­­rin]
Copy­­left : cette œuvre est libre, vous pou­­vez la redis­­tri­­buer et/ou la modi­­fier selon les ter­­mes de la Licence Art Libre. Vous trou­­ve­­rez un exem­­plaire de cette Licence sur le site Copy­­left Atti­­tude http://www.art­­li­­bre.org ainsi que sur d’autres sites
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« Et In Arcadia Ego »

Voici un des deux poè­mes réa­li­sés pour le con­cours 2008 du “cer­cle de poé­sie Cal­liope”. Après courte enquête et au vu des liens que cette asso­cia­tion entre­tien avec la “Nou­velle Acro­pole”, je ne par­ti­ci­pe­rais plus à ce con­cours. Le thème fut “l’idéal”.

Que l’on me laisse par­tir main­te­nant, j’ai soif d’aven­tu­res,
J’irais jusqu’en Arca­die puis­que Mor­phée me con­duit.

Que l’on me laisse aller, vivre et rêver, alors je m’envo­le­rais,
Je n’ai nul besoin de cor­des ou d’échel­les, ma lyre me gou­verne.

Que l’on me laisse seu­le­ment prier, rire et chan­ter à tue-tête,
Mes esprits et mon âme sont libres, ils s’enfui­ront dans les nues.

**

Je ne suis pas Phé­bus ni Amour, mais Ner­val et ma lyre s’étoile.
Lais­sez-moi vous dis-je, Pégase me recon­nai­tra sans doute.

Arrière, que l’on me laisse aller, vous ver­rez Char­ron demain.
Le pas­seur nous mènera vers l’oubli sans fin de Mes abys­ses.

Là, Je serais la pri­mauté cau­sale ; Je serais Râ l’étin­ce­lant.
Là, Je serais maî­tre ; là, Je suis la source de tou­tes cho­ses !

Croyez-moi et écou­tez la voix des cou­rants mil­lé­nai­res,
Écou­tez le récit de Mes batailles et celle de Ma vic­toire.

J’en appelle à Vénus la belle, à Astar­tée la bat­tante et à Bhai­ravi la cruelle,
Écra­sez de vos cothur­nes, car Je vous l’ordonne, les peu­ples mécréants !

**

Que l’on me laisse seu­le­ment à mes déli­res, je vis en Arca­die !
Ici, le temps s’arrête et Bac­chus dort en un nou­veau pau­si­lippe.

Que l’on me laisse dire que le dor­meur du val est res­sus­cité ici
Et que Rim­baud se pro­mène à mes côtés, sa belle ourse en idéal.

Que l’on me laisse dire enfin que ma vie n’est pas là-bas, mais ici.
Car ici, en Arca­die, Vénus, Ner­val et Rim­baud m’accom­pa­gnent.

**

Que l’on me laisse seu­le­ment dire alors : « Et In Arca­dia Ego ».

[poème inti­­tulé “Et in Arca­dia Ego” pré­senté au con­cours Cal­liope 2008]
Copy­­right © [Automne 2008] [Jean-Mark Gué­­rin]
Copy­­left : cette œuvre est libre, vous pou­­vez la redis­­tri­­buer et/ou la modi­­fier selon les ter­­mes de la Licence Art Libre. Vous trou­­ve­­rez un exem­­plaire de cette Licence sur le site Copy­­left Atti­­tude http://www.art­­li­­bre.org ainsi que sur d’autres sites
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Par un beau matin d'été...

Aujourd’hui je renoue avec ce blog puis­que j’en trouve le temps. Je me fen­drais peut-être d’un billet de reflexion, en atten­dant je net­toie un peu la par­tie cachée (le deus ex machina) de ce blog qui avait besoin d’un bon décras­sage.

Bref, je vous livre dans ce billet et les sui­vant les poè­mes qui ont été pré­sen­tés à quel­ques con­cours de prin­temps. Aucun n’a été retenu.

Qu’un mot me man­que


Qu’un mot me man­que et me voici
Dépouillé.

Perdu dans un méan­dre de réflexions
Ver­ti­gi­neu­ses, j’en viens à t’oublier.

*

Ainsi pen­sais-je un jour qui pré­céda de
lon­gues et tor­tueu­ses tra­ver­ses lan­ga­giè­res.

Je n’était pas dans ce monde ni de ce monde,
J’en suis cer­tain.

*

Ce fut ailleurs, dans les col­li­nes d’Arca­die,
Où Pan charme encore quel­ques don­zel­les.

Saviez que j’étais là-bas chez moi ;
Vous saviez vous étran­ger de cela ?

Ma pen­sée guide la pen­sée,
Mon esprit com­mande l’esprit.

Mon songe est sou­ve­rain
Astar­tée mon arme ; mon bou­clier.

Cir­cée me cou­ronne, quand
Mon monde moire votre monde
De l’ombre d’une réponse.

*

Si un mot me man­que
Dans le silence de mon silence
Per­çois la cruelle beauté de mes son­ges.

[poème inti­tulé “Qu’un mot me man­que”]
Copy­right © [1er avil 2009] [Jean-Mark Gué­rin]
Copy­left : cette œuvre est libre, vous pou­vez la redis­tri­buer et/ou la modi­fier selon les ter­mes de la Licence Art Libre. Vous trou­ve­rez un exem­plaire de cette Licence sur le site Copy­left Atti­tude http://www.art­li­bre.org ainsi que sur d’autres sites
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22 avril 2009

La rue crie

Voici long temps que je n’avais plus publié sur mon blog, cela en rai­son de la période trou­ble que nouvs vivons à l’uni­ver­sité mais éga­le­ment en rai­son de la pré­pa­ra­tion des dos­siers pour le mas­ter.

En tout état de cause, j’ai retrouvé quel­ques poè­mes oubliés au fond de mes car­nets, je vous les livre­rais donc au cours des jours à venir.

En voici un qui date de février de cette année, le ton est un peu mor­dant et je savais pas si je devais le publier ici ou pas. Fina­le­ment j’ai décidé que l’aty­pisme était une qua­lité…


L’oeil bla­fard de la nuit con­tem­ple les bar­ri­ca­des
Le sang ruis­selle des cani­veaux débor­dants de vis­cè­res
Et les biens pen­sants se ter­rent au fond des mai­sons.

La révol­tes gronde mes­sieurs ! N’enten­dez vous pas ?
Que l’on tran­che, que l’on coupe et que l’on tue,
Pour­vue que l’on ne com­prenne pas.

Le monde mar­chait sur la tête et l’espoir d’un rouge éten­dard
Sou­riait au coeur des mal­heu­reux, des misé­reux et des cul-ter­reux :
Enfin le monde leurs appar­te­nait ; enfin le monde chan­geait.

Que de cada­vres ! Que de simu­la­cres de jus­tice pour les pan­tins de la cause.
Com­bien de mort pour le roi, com­bien pour le peu­ple ?
Com­bien de con, enfin, vivant mal­gré tout et mal­gré nous ?

Main­te­nant la jus­tice ne gronde plus, la colère est sotte et l’homme est bête,
La rue crie tan­dis que les for­tu­nes volent, le fossé du dia­ble gran­dit, sans cesse,
Et ne s’y engouf­fre que les pau­vres tan­dis que rient les bien nan­tis.

Alors la rue crie, la rue hurle et s’esclaffe au nom de cau­ses impro­ba­bles,
con­dui­tes par des inca­pa­bles, des abru­tis, qui mènent la rue au gouf­fre.
La rue crie, oui, elle crie parce qu’elle veut vivre, mais la rue meurt aussi.

Et les morts ne mènent rien…



[poème inti­tulé “La rue crie”]
Copy­right © [février 2009] [Jean-Mark Gué­rin]
Copy­left : cette œuvre est libre, vous pou­vez la redis­tri­buer et/ou la modi­fier selon les ter­mes de la Licence Art Libre. Vous trou­ve­rez un exem­plaire de cette Licence sur le site Copy­left Atti­tude http://www.art­li­bre.org ainsi que sur d’autres sites
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10 février 2009

Mémoires et cultures 2008 (3)


Voici le dernier des trois poèmes proposés pour le concours poétique 2008 de l'association mémoires et cultures, c'est de loin mon préféré bien qu'il n'ai pas été retenu. Il est intitulé "Blason".

A celles dont les sourires nous transcendent.

Ô source des mots
Et source d'amour.
Ô fruit de nos envies
Et berceau des désirs.

Ô scène toujours nouvelle
Au rideau d'un rouge carmin,
De vinaigre ou bien de miel,
Toujours de la nacre l'écrin.

Ô fruits âprement défendus
Soudain offerts pourtant,
Ô diapason des sentiments
Éclairez ; attirez ; brillez !

Car la beauté et l'ivresse,
Le plaisir et l'amour,
Sont à vos pieds,
Sont à ce prix.

[poème intitulé "Blason" cinquième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [Aout-Septembre 2008] [Jean-Mark Guérin]
Copyleft : cette œuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d'autres sites
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