Au delà des songes...

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22 août 2008

Ce sont des choses qui arrivent


Là-bas, loin de chez nous, des personnes que l'on ne connait pas et que l'on ne connaitra pas sont en guerre. On ne les connaitra plus, pardon, puisqu'elles gisent par terre, la gueule dans leur sang. Leur sang ? Fichtre non ! Ou du moins pas tellement, en effet c'est peut-être également celui des adversaires : eux aussi ont décidé de se planter en terre. Et pendant que l'on parlemente, pendant que les bien-pensants pensent bien, les femmes et les enfants trinquent. Quel manque de tact de leurs parts : nos plus jeunes soldats, venues en "libérateur" seront incommodés par la vue des cadavres, de la détresse et de la misère... Mais que dire ?


Ce sont des choses qui arrivent.


Guerre et Paix. On doit pouvoir être en Guerre tout en restant en paix. En gardant la paix même. Si, si, puisqu'on vous le dit ! Et comme au bowling, nos soldats servent de quille : Pan, une décurie rayée de la carte. C'est violent ? C'est triste ? Que dire de tous ces hommes et toutes ces femmes amoureux du drapeau qui s'en drapent et s'enterrent ? Que dire à ceux qui ne meurent pas ?


Ce sont des choses qui arrivent.


Si vous prenez le globe terrestre, situez la France. Vous l'avez ? Tournez alors le globe, vous verrez la chine. Quelle beauté ! Ces jeux et tous ces artifices, ici comme en Grèce antique la paix est de mise. Nous voulons la paix, entendez-vous ? Pas de contestation donc et encore moins de politique : ici, il ne s'agit que de sport, promis. Bien entendu, chacun regarde son drapeau, mais cela, ça n'est pas politique. Puisqu'on vous le dit ! Heureusement d'ailleurs, car alors une défaite serait tragique. Alors qu'aujourd'hui les athlètes sont épanouis et heureux de perdre. Et pendant ce temps, le peuple des montagnes attend la reconnaissance de son particularisme. Que pourrait-on faire ?


Ce sont des choses qui arrivent.


Ô peuple de la Terre, tu souffres ; tu crèves ; tu pleures ; tu ris et tu t'ignores, n'est-ce pas ? Qui sait cependant si ceux qui sont loin là-bas ne se portent pas mieux que votre voisin de palier ; que la pauvre fille dont on se fout et qui pleure sur le trottoir ; que toutes ces personnes que l'on oublie et que l'on ne voit plus. C'est violent ? Pourtant, la misère est partout. Mais que faire ?


Ce sont des choses qui arrivent.


Voilà longtemps que je n'avais plus écrit sur mon blog, me voici de retour après de longues vacances, un peu fatigantes il est vrai, mais génératrices de souvenirs et cela n'a pas de prix. Après quelques semaines, je reviens donc, mais le monde ne s'arrête pas en mon absence et bien des choses se déroulent. Des soldats meurent sur le globe ; des citoyens de la Terre sont spoliés ; des décisions liberticides sont prises avec légèretés ; une guerre se déclare ; l'ONU s'agite et prend de bonnes résolutions ; dans nos villes, des gens souffrent de la solitude et la misère nous gagne ; ...


Alors, vous pensez bien, tout cela nous fait discuter et donne l'occasion de faire de bons mots ; de réfléchir sur bien des sujets, de dire ce qui devrait être, ce que l'on devrait faire. Cependant, un soupçon de remords pourrait nous effleurer et nous amener à nous demander : ne peut-on rien faire ? Même pas : nous savons tous bien que nos gestes ne changent rien.


Ce sont des choses qui arrivent.



L'espoir pourtant m'habite et me guide et je me dis que nous ne devons pas rester de marbre.
Pardon, mais j'ai la faiblesse de croire qu'il le faut.


25 juin 2008

Pensées d'un soir


Mes pensées sont lourdes et pesantes, elles se retrouvent après de longues pérégrinations amères et désolées dans un carcan langagier que je ne parviens pas à dénouer.

Je n'ai pas la plume acerbe et ironique (mais agréable) d'Elbe qui nous fait réfléchir sans y penser.

Je ne possède pas la preste et entraînante écriture de Mlleeli qui nous parle de tout et de rien sans l'air d'y toucher.

Je n'ai pas, enfin, la clarté et la simplicité que possèdent bon nombre de mes amis à l'âme franche et à l'esprit déterminé.

Je n'ai pas tout cela, et pourtant...

Et pourtant, le plaisir d'écrire est toujours présent dans chacun de mes mots.

Au-delà du plaisir, il y a même une nécessité : celle d'exprimer ce qui ronge l'âme et distord son dialogue à l'esprit. Je n'ai pas la prétention de dire que je pourrais faire mieux que ce que je fais actuellement, d'une part parce que je ne pourrais sans doute pas et d'autre part parce que cela ne saurait être qu'un exercice contraint devenant, par là même, bancale.

J'écris donc au gré de mes folies ce qui me passe par la plume. Si certains ont dit de moi que j'étais quelque part poète, d'autres confinent mes écrits à de vagues vers sans art, fades et insipides. Allez savoir, où est la vérité ?
Il est vrai que parfois je me prends pour ce que je ne suis pas et - dans un élan de grandiloquence égocentrique — me voit comme un rimailleur de premier ordre, remisant intérieurement les lignes que d'autres ont pu écrire à de simples sinécures grotesques.
Mea Culpa.

Mais il ne serait pas juste de dire cela sans affirmer avec autant d'ardeur que je me reprends systématiquement grondant l'élan et haïssant cette satisfaction imméritée qui aveugle les sens et l'esprit vous coupant d'un monde de nuances.
Alors, reprenant ma prose que je trouve bancale, je tente de lui insuffler l'esprit qui fera d'elle une œuvre en tant que telle.
En vain, je n'y suis jamais arrivé.

C'est donc conscient de l'impérieuse nécessité d'écrire avec la volonté farouche de bien écrire, que je me retrouve devant ma feuille blanche et que, souvent, je me refuse de franchir le cap de l'écriture : ô fléau de la page blanche.

Cependant quelquefois la volonté vainc la timidité et les mots s'inscrivent alors sur la page, disant ce que ma bouche, malgré d'inter(minables) logorrhées, n'a pas voulu ou osé dire.
Mes articles sont rarement le fruit d'une réflexion construite, car je n'en ai pas : le doute et le compagnon de mes pensées et je n'arrive que très rarement à procéder à un simple choix.

Et c'est cela que je veux partager avec vous aujourd'hui : la poésie et l'art(me) qui me sied le mieux pour exprimer mes états d'esprit qui sont la seule chose dont je sois sûr.

Ainsi, ma poésie me permet-elle de vous dire combien le monde est complexe, combien il me pose problème.
Des problèmes pour le moi immédiat bien entendu, mais également - c'est moins visible et pourtant infiniment plus important - pour tous.

Ainsi, c'est à travers ma poésie que je partage avec vous ma peur en l'avenir d'un monde qui tremble et qui s'abîme.

Ainsi, c'est par mes vers que je pose les questions qui me taraudent : quelle est notre place ? Pour quel monde vivons-nous ? Faut-il se battre ; jusqu'où ? Etc.

Enfin, ce sont les quelques lignes que j'écris qui disent mes espoirs en l'avenir, ma croyance invaincue en ces joyaux relationnels qui font la beauté de la vie : la diversité ; l'amour ; la culture ; l'amitié ; la musique partagée ; ...

Tout cela m'apparait clairement ce soir et si je n'ai pas la plume de certains que j'admire pour leurs qualités intrinsèques ; si je ne possède pas la joie de vivre et la confiance que possèdent ceux à qui je confierais jusqu'à ma vie ; si j'ai le sentiment de devoir me faire pardonner de n'être que ce que je suis et non pas ce que je devrais être, j'ai toutefois le sentiment merveilleux d'avoir retrouvé la paix avec moi-même.

Et cela, croyez-moi, c'est déjà beaucoup...


Pensées d'un soir


Les nocturnes s'accrochent
Aux lumières perdues.
Mes soucis, seuls, s'oublient.

*

Le chat hurle à la mort
Pour je ne sais qui,
mes doutes, eux, s'envolent.

*

Le soir est doux et chaud
Pour les vagabonds,
Quand les étoiles s’éveillent.

*

Dans la nuit tombée doucement
Sur les toits de la ville,
Mon âme retrouve sa paix.

01 février 2008

Jeter les gants


Je vais arrêter pendant quelques temps la rédactions des poèmes que je m'évertuais à essayer de former malgré leur tenue de guingois et leurs airs faussement solennels.
Puis faire de la poésie c'est se regarder le nombril sans penser ni au monde ni aux autre et c'est justement avec tout ce qui m'entoure que je veut renouer à présent, en oubliant un peu les doutes qui viennent parfois ronger mon esprit.

Vous l'aurez compris, j'arrête aussi le concours de poésie que je préparais jusqu'alors: je ne pense pas être prêt.
Il s'agit en effet de trouver une voie qui me serais propre, une harmonique qui résonnerais en moi seul que je puisse mieux la partager, comme une pépite que l'on expose. Or je n'en suis pas encore là, bien loin s'en faut! Dans un an, qui sait?

Cependant je me  permet de vous mettre ici le projet que j'avais mis au point et que j'ai décidé d'abandonner tel quel, il est sous licence Artlibre bien évidemment et s'intitule "Sous l'arbre des temps", c'est un recueil triptyque qui se centre essentiellement sur le temps et la hantise de la fuite en avant qu'il occasionne. Comme ce projet n'est pas terminé, les principales interrogations qu'il suscite ne sont pas résolue...

En définitive, je jette mes gants...
Pour en reprendre une nouvelle paires! ;°)

I will come back comme dirais l'autre (et puis je continuerais de donner mon opinion quant à ce qui se passe de par le  vaste monde. Enfin, dès que j'aurais retrouvé le chemin :) ).

Téléchargez ici ==>Recueil2.0.pdf<== ici zegrahcéléT

ps: malheureusement je me rend compte que j'ai oublié quelques coquilles dans mon recueil, finalisé à la va-vite, si donc vous relever des fautes, n'hésitez pas à me les signaler par courriel. Pour le reste je m'en lave les mains, ce n'est plus mon soucis ;)

14 janvier 2008

Confessions d’un rêveur


Alors que la lune diaphane propage son clair-obscur sur les territoires que le soleil abandonne petit-à-petit, les gouttes perlent sur les toits à ma fenêtre.

Comme des larmes d'un Passé révolue.

J'écris beaucoup dans mon blog ces temps-ci, comme si je voulais décrire le trouble et la passion qui, ensembles, m'habitent, retour d'anciens espoirs que je croyais avoir tus. Apparemment la flamme ne disparait jamais vraiment et les anciens démons reviennent me hanter…

Mes phrases sont courtes, hachées comme mes poèmes. Ce nouveau style s'impose comme une évidence, je ne sais pas s'il est bénéfique mais je n'y peut rien, il vient en avalanche.

Mon envie d'écrire se fait intenable et j'ai le sentiment d'être un poète manchot ; un rimailleur sans idée ; un rimailleur indécis.

Je ne sais pas ou je vais, je ne sais pas si la vie à un sens. Je ne sais rien au fond…

Et la pluie dehors me rend fou : la pluie embaume l'air de ce parfum d'une nouvelle nature, vierge de toute souillure : un monde attend à être écrit, et moi je reste planté là !

Soit. Je vais tenter de me ressaisir et pour cela je vais écrire, Dans l'espoir fou de circonscrire mon angoisse dans le cadre d'une feuille et oublier, l'espace d'un instant, que je suis balloté entre ici et nulle part.

Je vais donc me révéler un peu aujourd'hui, espérant trouver ainsi la paix à laquelle j'aspire.
Voyez-vous j'ai une multitude de carnets dans lesquels j'écris tout ce qui me pèse. Croyez-moi, bien des lignes ont ainsi été noircies !

Bien sûr, mes histoires de cœurs, l'histoire aussi en particulier, y sont décrites dans ce qu'elles peuvent avoir d'hésitantes et de fiévreuses, mais cela je le garde pour moi seul, comme les rappels de la brièveté de la vie, comme autant de «mémento mortem».

Y sont également reportés des constatations sur les gens, sur moi, sur la société, etc, cela je pourrait parfois le partager avec vous...

Un constat en particulier est redondant et  il me semble aujourd'hui nécessaire de vous expliquer - afin que vous puissiez mieux comprendre ce que j'écris- quel rêveur je suis.

Bien sûr, cela peut sembler banal : combien de rêveurs ne connait-t-on pas ! De ces doux pierrots qui semblent toujours dans un autre monde, parfois exaspérants dans leurs incompréhensions du quotidien ; parfois touchants dans leurs utopiques visions d'un futur idyllique. Mais je ne suis pas de ceux-là, hélas !

Car je ne m'émerveille plus et suis las de la vie telle qu'elle est, car je suis de ceux qui rêvent la vie, qui peuvent la façonner à l'envie.

Je suis de ceux qui, une fois la nuit tombée, ont une imagination telle qu'ils vivent en pensée la vie qu'ils auraient voulus avoir, s'ôtant ainsi toute volonté à changer la Réalité, s'ôtant toute volonté à agir dans le réel.

J'en viens même parfois à me demander si j'ai rêvé ou vécu certaines situations. Et des insomnies me viennent parfois de la peur que j'aie de me perdre dans un de mes rêves pour ne plus revenir à la réalité.
Mais quand le Rêve vient alors je suis aux anges et mon monde est radieux. Hélas je reviendrais au matin plus faible que la veille car ce sommeil n'est pas réparateur…

Il est évident qu'une telle révélation n'a que peu d'impact sur les lecteurs : certains attendaient de plus conséquentes vérités mais je suis, secrètement, d'une maladive timidité et ainsi je n'aime pas parler de moi (du moins des choses qui comptent. Pour le restes ce n'est que logorrhée). Aussi comprenez que cet article est un exercice difficile pour moi.

Et si d'aucun disent que je parle beaucoup, je rétorquerais que, oui, c'est vrai mais que je ne dis jamais que les choses qui n'ont, au fond, que peu d'importances : ma seule assurance est écrite et elle a ses limites.

De cette peur du Réel et de ma timidité découle que je ne complimente oralement qu'à de rares occasions et ne dis qu'une fois les choses : répéter ce qui se cache au tréfonds de mon cerveau est mission impossible tant les choses qui m'affectent sont refoulés au plus profond de mon être.

Je me plais à penser parfois que les personnes qui me sont chères peuvent lire dans mes yeux la vérité que je dissimule et qui viendra en temps utiles. Mais je sais que je me leurre et ne comprends pas ceux qui m'entourent comme eux ne me comprennent pas.

A chaque instant j'avance un peu tel un autiste.

Au fond, je suis quand même, dans une certaine mesure, comme ces tristes pierrots perdus dans leurs pensées.
Seulement voilà, à chaque fin de journée j'ai le privilège et le malheur de m'envoler vers ce monde d'où je reviens, chaque matin, un peu plus fatigué et un peu plus triste qu'à l'accoutumé...

03 juillet 2007

enchainé à un rocher


Une fin comme tant d'autre: une fin sans début...

Qu'est-ce que je pourrait rajouter? Je me perd tellement dans le dédale de mon esprit que je suis à peine abordable. Certains me remercient pour ce que j'ai pu faire, mais rare sont ceux qui prendront le risque de vouloir me comprendre. Alors de là à vouloir m'aimer, le cap est infranchissable.

"Y'a pas d'amour sans histoire" disait le chanteur, pour moi ce sera une histoire sans amour, patron!
Je dois être un peu associal au fond, sinon comment pourrait-on expliquer que je me vautre toujours autant.

Bah dimanche je part pour faire de l'animation, un oublie de soi en quelques sortes...
Et ensuite préparation pour l'armée: en aout j'intègre.

Mais j'avais oublié comme ça fait mal... Mon coeur à nue n'en peut plus, il n'y a pas de honte à pleurer, il parait.
Alors je pleure et j'aimerais oublier.
Mais en vérité on n'oublie jamais...

Alors je garde au fond de moi l'image d'une fille qui voudrait que je l'oublie...

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