Voici de nou­veau un arti­cle : cela fai­sait long­temps, n’est-ce pas ? De nom­breux pro­jets sont en cours, je vous en repar­le­rais par la suite mais disons pour l’ins­tant que je suis en train d’écrire en duo avec elbe un arti­cle sur le libre ; je pré­pare éga­le­ment les sui­tes au voyage pour PRO­DIJ fait cet été. En plus de cela je songe déjà au mémoire que je dois ren­dre pour la fin de l’année…
D’autres poè­mes sui­vrons sous peu ; celui-ci est un peu dur peut-être, je l’ai écris cet été après la lec­ture du livre de Cal­de­ron dont mon pre­mier para­gra­phe est un épo­nyme. Ce poème s’inti­tule : “ces­sons donc…”

La vie n’est qu’un songe
Et l’exis­tence s’illu­sionne,
Quel est le prix de la vérité
Si ce n’est celui de la pou­dre ?

Les tem­pes bat­tan­tes, un homme défait
ce qu’une foule ne peut faire.
Mais un homme c’est misère :
Un rien dans un Océan de tout.

Nous vivons, nous aimons, nous lut­tons,
Nous mour­rons, nous détes­tons, nous renon­çons.
Et pour­tant les cimes gar­dent leurs super­bes ;
Et pour­tant les fruits res­tent doux à nos lan­gues.

Sachez que l’aigle que l’on croit dis­cer­ner
N’est, en vérité, qu’un com­mun cha­ro­gnard :
Vil et gran­di­lo­quent. La vie n’est pas juste,
C’est une cruelle iro­nie sans vain­queurs
Ni vain­cus.

La vérité crue ne dis­si­pera jamais l’illu­sion,
Ces­sons de juger.

[poème inti­­­tulé “Ces­sons donc…”]
Copy­­­­­right © [Juillet 2009] [Jean-Mark Gué­­­­­rin]
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